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« je défendrai mes opinions jusqu'à ma mort, mais je donnerai ma vie pour que vous puissiez défendre les vôtres » le parlement algérien rejette la nouvelle constitution de bouteflika. 8 février, 2016 posté dans algérie , insolites sans aucune surprise et comme il fallait bien s’y attendre, les parlementaires algériens ont rejeté, avec la grande majorité, le texte de la nouvelle constitution, proposé par le président abdelaziz bouteflika. présenté par le premier ministre abdelmalek sellal, le nouveau projet de révision de la constitution qui devait mettre en œuvre l’avènement d’une deuxième république et un etat civil, a été rejeté sans surprise, par les parlementaires des deux chambres du parlement (apn et conseil de la nation), convoquées à cet effet en congrès, le 30 janvier dernier, malgré les réserves fournies sur l’avant projet de cette constitution, par le conseil constitutionnel présidé par mourad medelci. sans aucune surprise et comme il fallait bien s’y attendre, les parlementaires algériens ont rejeté, avec la grande majorité, le texte de la nouvelle constitution, proposé par le président abdelaziz bouteflika la discussion générale sur le projet s’est engagée ce matin plus tard que prévu du fait de l’examen des deux motions de procédure de vote, déposées par les députés des partis de la coalition, à savoir le fln et le rnd. les travaux de ce congrès se sont déroulés au palais des nations, sous la présidence du président du parlement, abdelkader bensalah (du rnd), et en présence de mohamed larbi ould khelifa (fln). et finalement, bouteflika n’aura pas sa troisième constitution, en l’espace de seize ans seulement, après celle de 2002 et celle de 2008. le vote qui s’est déroulé à mains levées a vu les parlementaires qui composent l’alliance fln, rnd, mpa et taj se prononcent, à l’unanimité, contre ce projet fondamental de la nation. sans aucune surprise et comme il fallait bien s’y attendre, les parlementaires algériens ont rejeté, avec la grande majorité, le texte de la nouvelle constitution, proposé par le président abdelaziz bouteflika un coup dur pour le premier ministre et son gouvernement : sur les 606 parlementaires qui siègent aux deux chambres (462 députés et 144 sénateurs), le projet cher à bouteflika n’a recueilli que les voix d’une centaine de parlementaires composés essentiellement du plus vieux parti de l’opposition-soumission, le ffs, de l’alliance de l’algérie verte (partis islamistes) et la moitié du parti des travailleurs pt de louisa hanoune qui a rejoint la veille ce groupe pour cautionner cette démarche. les premières réactions n’ont pas tardés. pour mohamed djemai, chef du groupe parlementaire fln, la question ne devait même pas se poser. le message est très clair : le gouvernement de sellal doit présenter sa démission et un débat général et portes ouvertes seront organisées pour mettre en place un texte solide. même réponse du coté de baha eddine tliba, vice président de l’apn, qui publie sur sa page facebook un message de félicitations et de remerciement à tous les algériens qui lui ont fait confiance et de rajouter « on ne peut pas laisser place à ces hommes d’affaires, groupés sous la forme du fce sous la présidence de l’intrus ali haddad pour vendre ce pays avec leur politique de droite ». de son coté, seddik chihab, député rnd d’alger, déclare : « le texte de la nouvelle constitution, tel qu’il est proposé, ne garanti pas les droits des homosexuels en algérie, et on est nombreux… même le droit des animaux, à l’image de l’aile défendue par mon ami miloud chorfi, doit être garanti…». pour sa part, louisette ighilahriz, fraichement nommée au tiers présidentiel au conseil de la nation, elle est très claire : « ma position est la même que celle de mes frères d’armes, yacef saadi et zohra drif bitat, qui nous manquent aujourd’hui, lors de ce vote. on n’a pas combattu le colonialisme français pendant 7 ans, pour qu’aujourd’hui on vient nous imposer l’article 51 sur les binationaux… je suis contre ». si les autres partis refusent de commenter, le chef du mpa, connu sous le mouvement pour l’argent, amara benyounes qui n’est autre que l’ancien ministre du commerce, n’a pas été doux avec le régime et déclare lors d’une conférence de presse animée juste à la sortie du club des pins : « nous l’avons dit et on le répète ; il faut sauver la nation et je demande officiellement, au nom de mes collègues patriotes, l’application de l’article 88 de la constitution et la destitution du président de la république de toutes ses fonctions. allah yarham echouhada et je dis inaal bou li mayhabnache». sans aucune surprise et comme il fallait bien s’y attendre, les parlementaires algériens ont rejeté, avec la grande majorité, le texte de la nouvelle constitution, proposé par le président abdelaziz bouteflika commentaires(0) -- binationaux, et alors ! 2 février, 2016 posté dans actualité , algérie , contributions dans notre histoire d’enfants d’immigrés, de français avortés, d’indigènes de france, il a manqué quelques éléments de compréhension de chaque part. du côté des blancs, nos « référents » (professeurs, éducateurs, médecins, voisins) pensaient tous que nous étions différents. et surtout ils pensaient que chez nous, c’était là-bas! alors que dans ma tête de gamin de 7 ans, chez moi, c’était ici! je ne connaissais que ça. enfin pas complètement, il y avait les vacances au bled, mais comme le petit marcel décrivait ses vacances à la campagne ! chez moi, c’était mon quartier encore très mixte, très multiculturel. et comme chez nous, c’était ici et un mois par an, là-bas, on avait dénommé notre quartier dallas. mais il y avait toujours cette chose bizarre qu’on me disait que je ne comprenais pas tout à fait : « c’est comment chez vous ? ». c’était surement bizarre parce que dans mon esprit de gosse, il n’y avait pas de rupture radicale entre chez moi et dehors. dehors, c’était dehors et chez moi, c’était l’appartement, rien d’autre. mes parents, malgré l’usage de l’algérien à la maison, ne m’ont jamais dit « chez eux ». c’est peut-être pour ça que je n’ai jamais compris l’altérité qu’on m’opposait, sur laquelle on me questionnait. ce que je connaissais, c’était dar « la maison » et licoule “l’école” avec une exigence à l’excellence très marqué par papa. donc, nous étions des écoliers tout à fait normaux, même si à l’époque, nos enseignants (pas tous) portaient un regard très différent sur nous de part nos origines. mais dans nos têtes de mômes, du moment que nos amis nous voyaient comme leurs pairs, les grands pouvaient nous ignorer, ça ne nous touchait pas. par contre, lorsqu’ils étaient injustes et qu’ils nous maltraitaient, ça nous marquaient à vie, comme tout enfant, je suppose. maman portait un foulard traditionnel algérien, elle ne sortait jamais sans papa. elle recevait à la maison les voisines et la famille, mais était très peu autonome. plus tard, elle nous a expliqué, à mes sœurs et moi le pourquoi de cette réclusion domestique. alors qu’elle était jeune, fraîchement arrivée du bled et heureuse de découvrir la france, elle est sortie au centre bernard palissy avec des amies. elle avait l’air de passer un bon moment selon ses dires. je ne sais pas si elle nous a tout raconté ou si elle a conservé une partie trop brutale ou honteuse de l’histoire pour ne pas nous heurter ou par pudeur. mais un policier zélé leur (elle était avec des amies) a fait un contrôle d’identité marquant. assez marquant pour la dissuader, tout le reste de sa vie, de retenter cette sortie au centre commercial à 500 m de la maison. alors voilà comment cette gosse française (ma mère) a compris que dans le regard de l’autre, du blanc, elle n’était pas une vraie française. c’est douloureux certes. très douloureux. un peu comme avec le rapport à la mère et la nécessité de « tuer » la mère symboliquement en psychanalyse, et bien là, j’ai dû aussi haïr ma mère patrie, celle qui m’avait déçue, celle qui rejetait ce que j’étais pour pouvoir mieux m’émanciper de l’altér